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Taxidermie

Les 4 M à Maputo

Comment une ville permet de vivre, de penser et de créer ? Le projet les 4 M débute avec cette question simple. 4 M comme Mexico, Montréal, Maputo et Marseille. Quatre villes où successivement Projet in situ fait escale et développe une recherche chorégraphique, anthropologique et plastique sur l’intimité urbaine d’artistes locaux.

Février 2006, Maputo, nous parcourons la ville. A la rencontre des lieux de mémoire. Cicatrices des espaces. Cicatrices des corps, « Comment je suis tombée à vélo ? ». Tous ces lieux dont on ne peut gérer le passé, penser le futur, les failles de la ville, on fouille ! Comment se transforme la structure d’une ville, d’un espace, d’un objet, celle d’un corps ? A Maputo, les failles de la ville sont devenues des lieux de fouille. On peut alors en s’y confrontant délimiter des structures, percevoir des formes, des surfaces ; celles des espaces, des édifices, des objets, des sons ou des corps. De ces éléments juxtaposés ; leurs reflets interrogés dans le miroir de l’autre ; a surgit la radicalité, la physicalité de la rencontre, une forme d’intimité de celle que l’on pourrait concevoir avec son propre squelette.

Maputo, Centre Culturel Franco-Mozambicain (MOZ) -Rillieux-la-Pape, Centre Chorégraphique National Cie Maguy Marin (F) – Marseille, Théâtre du Merlan (F)

Chorégraphie et mise en espace : Martin Chaput, Martial Chazallon – Assistés de : Panaibra Gabriel – Danseurs : Domingos Bié, Martin Chaput, Panaibra Gabriel, Janete Mulapha – Scénographie : Berry Bickle, Martial Chazallon – Musique : Dimitri Voudouris – Mise en lumière, régie générale : Cyril Givort

Co-production : Projet in situ avec le soutien d’Afrique en création CulturesFrance Ministère des Affaires étrangères, du Centre Culturel Franco Mozambicain, du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Mozambique, de l’Institut Français d’Afrique du Sud, du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Afrique du Sud, de la compagnie Culturarte, en partenariat avec le Théâtre du Merlan, scène nationale à Marseille, le Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape Cie Maguy Marin et le Musée des confluences.

Ce projet a bénéficié du prêt studio du Centre Chorégraphique National Cie Maguy Marin à Rillieux-la-Pape et d’une résidence de création au Centre Culturel Franco Mozambicain et au Théâtre Scala, Maputo association Promarte. Remerciements au Centre National de la danse en Rhône Alpes.

Blog Tadorne – 19 février 2007 «Ce soir, Marseille se mêle à l’Afrique comme en témoignent les vêtements et les animaux empaillés des deux continents posés sur les gradins ! Dès l’arrivée dans la salle, nous sommes invités à nous asseoir en face, d’où j’observe les couleurs et les formes de ces robes, chemises et autres bestioles ! Le dispositif bifrontal accentue la séparation des deux mondes, mais la scène fait office de passerelle. Face à nous, trois danseurs (majestueux) interprètent un nouvel univers patiemment créé par le chorégraphe et l’anthropologue. Je ressens la puissance du projet de ce binôme atypique. […] Ce mélange de Marseille et d’Afrique crée un langage qui requiert un lâcher-prise continu parce qu’il parle à la fois aux sens, à l’imaginaire de l’enfance, aux expériences du réel. »

Meianoite « A cidade e os espaços de expêriencias – Do malume ao cinema Scala » – 7 au 13 novembre 2006 « Cette grande variété de matériaux, de forme et cette liberté de travail s’apparentent à la grande liberté des formes d’expression contemporaines. […] ils s’approprient et récréent les espaces urbains, réinventent et revitalisent la manière d’interpréter les relations entre l’homme, l’espace et la ville ». Jorge Dias